25 ans d'histoire!

L’Histoire du RIVO en revue

Voici quelques moments qui ont marqué l’histoire de l’organisme

4 mars 1993 : la création officielle du RIVO!  

Le réseau des membres se construit au fil des années et l’expertise dans l’intervention auprès des personnes ayant subi ce genre de trauma se développe.  Au fur et à mesure que le réseau grandit et que le savoir s’affine, RIVO s’établit dans le réseau de l’intervention auprès des personnes immigrantes comme un organisme indispensable. Le nombre de personnes référées au RIVO s’accroît avec le temps et RIVO offre de ses services à des personnes de partout à travers le monde.  C’est John Docherty, toujours coordonnateur à ce jour, qui guidera RIVO à travers son évolution.

En 2010, RIVO connaît sa plus grande année avec presque 700 cas de personnes en suivi thérapeutique. Mais en 2012, RIVO tombe en crise suite aux coupures fédérales de 2012 dans les soins de santé aux réfugiés et demandeurs d’asile (PFSI). L’organisme perd 80% de ses sources de revenus en l’espace d’un mois. Un donateur anonyme sauve le RIVO en faisant un don de 30,000 $, puis de 50,000 $ les années suivantes. Ce donateur reste jusqu’à aujourd’hui une source importante de soutien.


L'histoire de Abdoul

Après avoir traversé quelques années maigres, et grâce à un haut niveau d’engagement de la part de John Docherty, coordonnateur, et de ses membres, RIVO retrouvera sa vitalité. À la recherche de diverses sources de financement, RIVO entame sa toute première campagne de levée de fonds. RIVO trouve son ambassadeur : un jeune réfugié, Abdoul Aziz Kimba Djado, qui accepte de courir pour la cause en portant le dossard du RIVO : « Réhumaniser le monde». C’est le premier marathon de sa vie. Il se classera 6e sur l’ensemble des coureurs et premier dans sa catégorie d’âge.

Abdoul attire l’attention des médias. Au fil des entrevues, l’histoire de l’athlète passe de « celui qui a couru pour sa vie, » à « celui qui court pour la vie. »  Suivez ce récit inspirant, à travers une entrevue à l’émission Médium-large, de Radio-Canada avec Catherine Perrin où est interviewé Abdoul, en compagnie de Véronique Harvey, Ts, psychothérapeute et membre du RIVO.


Déménagement des bureaux du RIVO

En août 2015, le RIVO déménage ses chaleureux et ensoleillés bureaux dans l’édifice de l’organisme la Maisonnée, un OBNL qui offre des services d’employabilité et de francisation…  Et donc, des services complémentaires permettant à des personnes immigrantes en besoin de soutien psychologique de les trouver sur place.


2015, l'accueil des réfugiés syriens

L’annonce de l’importante arrivée de Syriens soulève une vague de sympathie et une vague d’amour pour le RIVO. En décembre, le RIVO fait une soirée portes ouvertes, où plus de 40 personnes de divers organismes viennent célébrer l’ouverture officielle de son nouvel espace. Le fait que les médias dévoilent les images des Syriens fuyant massivement par bateau, crée un  point tournant pour le RIVO qui reçoit ce soir là « une vague d’amour » de la part de visiteurs sympathiques à la cause des réfugiés. Une d’entre elles s’appelle Marie-Brodeur Gélinas; elle annonce qu’elle offrira les profits des ventes de ses macarons « bienvenus les réfugiés » au RIVO.

 

Le vent dans les voiles!

RIVO connaît une renaissance et ajoute « Résilience» à son identité, devenant ainsi RIVO-Résilience. Le parallèle entre la résilience de l’organisme, sa capacité à survivre et à se reconstruire, avec celle des survivants, est frappante. En 2015, Amnistie internationale reconnaît le travail du RIVO en offrant le « Prix Benenson-Humphrey », doté de 2000 $, qui vient en aide chaque année à une victime de violation des droits fondamentaux ou à un organisme qui défend les droits fondamentaux.

Témoignage vidéo d’un survivant de la torture qui parle de l’aide qu’il a reçu au RIVO

La reconnaissance envers le RIVO se poursuit, mais cette fois-ci c’est le Haut Commissariat aux Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui publie une entrevue sur un suivi du RIVO auprès d’un garçon de 5 ans. 


RIVO partage son savoir en offrant des formations

Par souci d’outiller les intervenants de divers milieux institutionnels et communautaires, RIVO partage son expertise à travers des formations depuis des années. Le 4 avril 2016, Gilles de Margerie, MD, et Véronique Harvey, Msc. Psychothérapeute, tous deux membres du RIVO, font une présentation au Colloque de santé mondiale sur l’intervention en trauma auprès des réfugiés devant des centaines d’étudiants en médecine de l’Université McGill. 

Depuis 2 ans, RIVO met en valeur le travail des cliniciens en publiant sur son blogue des écrits sur les différentes thématiques reliées à la violence organisée:

Dans cette capsule vidéo, Anoushe Mashouf, psychologue et co-fondatrice du RIVO, parle de son travail auprès des personnes ayant subi de la violence 


Sensibilisation à travers la célébration de la résilience

Le 20 juin 2016, toujours fidèle à sa mission, RIVO participe à la Journée mondiale des réfugiés en tant que membre du comité organisateur. L’événement fut un succès, en voici un survol.

Tout au long de l’année 2016, afin de sensibiliser le public sur l’importance du soutien psychologique pour les réfugiés vulnérables et pour souligner la résilience des survivants, RIVO publie une série de témoignages de survivants et celui d’une psychologue :

Une survivante d’inceste et de viol de l’Inde, aujourd’hui superviseure dans une entreprise à Montréal, témoigne de l’aide qu’elle a reçu au RIVO

Au Salon du livre de Montréal 2016,  Véronique Harvey, T.s. et psychothérapeute membre du RIVO, rencontre Corneille lors du lancement de son récit de vie racontant comment il a réussi à se reconstruire après avoir survécu au le génocide rwandais. 

Mars 2017, toujours en quête d’améliorer la qualité de ses services et de ses interventions, 18 cliniciens du RIVO ont suivi une formation en approche narrative donnée par André Grégoire, psychologue.


Soutenir les réfugiés pour faciliter leur intégration

Le nombre croissant de réfugiés à travers le monde se chiffre aujourd’hui à 22,5 millions (Nations Unies), imposant une sérieuse réflexion sur leur capacité de réinsertion dans leur pays d’adoption. Les réfugiés et demandeurs d’asile doivent d’abord se reconstruire comme personne, reprendre confiance en soi et en l’autre, avant de pouvoir s’intégrer. À l’heure actuelle, notre système de santé ne peut répondre aux particularités de ces victimes. C’est pourquoi le RIVO joue un rôle crucial, car en plus d’intervenir directement auprès des victimes, l’organisme offre des formations et du soutien aux intervenants de tous les milieux .  

Après 25 ans d’efforts soutenus, le RIVO demeure l’un des rares organismes à offrir ce service de pointe au Québec, alors que la demande continue de croître. C’est une des nombreuses raisons qui nous donnent cette certitude que le RIVO est indispensable et qu’il est là pour rester.


Hommage à un grand fondateur

RIVO n’aurait jamais existé sans son cofondateur et coordonnateur, John Docherty, souvent qualifié de « cœur du RIVO. »  Tel un grand navigateur de traversée, John a su mettre l’organisme sur pied, traverser les tempêtes et mener jusqu’à aujourd’hui RIVO sur une route stable et sécure. Il est aussi à l’origine de la réputation de l’organisme qu’on qualifie souvent d’intègre.

Pour en savoir plus sur ce grand homme, consultez l’entrevue avec John Docherty


Un grand merci!

Nous profitons de cette occasion pour remercier les thérapeutes engagés, les professionnels bénévoles qui donnent de leur temps et partagent leur savoir, les organismes et collaborateurs, nos généreux donateurs, incluant des plus modestes dons personnels à celui de notre généreux donateur anonyme. Nous tenons aussi à remercier la Fondation de la Famille George Hogg pour son soutien continu tant moral que financier.  Finalement nous tenons à saluer les survivants, ceux et celles que l’on qualifie de « vulnérables »,  mais qui sont ô combien courageux et inspirants. Merci à tous du fond du coeur!



Pour savoir plus sur le RIVO, lisez notre blogue ou suivez-nous sur Facebook.

Pour soutenir notre travail et la démarche de reconstruction des personnes qui ont subi la violence organisée, faire un don.

 

 

 

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