Le RIVO m'a aidé à faire un pas en dehors de la survie

Un texte de Roseline (nom fictif)

J'ai été référée au RIVO parce que j'ai subi, entre autre, de la violence organisée. Pour la plupart des gens au Québec, celle-ci ne concerne que des individus "douteux". Peu sont conscients (peut-être un peu moins dernièrement) que l'exploitation sexuelle et la traite existe bien ici et qu'elles font de nombreuses victimes "innocentes" (enfants et femmes).

Toute petite, pour "éponger" ses dettes, mon père m'a vendue à ses créanciers. Ces derniers m'ont "dressée" pour répondre aux demandes des clients des établissements qu'ils contrôlaient (bordels d'enfants, bars d'enfants danseurs nus, bars à gaffes, etc.) ou pour des soirées ou journées "privées". J'ai été vendue de l'âge de 5 ans à 17 ans. J'ai essayé à quelques reprises de refuser, de m'opposer. J'en subissais alors encore plus gravement les conséquences ou on menaçait de s'en prendre à ma famille ou aux autres victimes présentes. À la limite, j'aurais accepté qu'on me torture (ce qui arrivait régulièrement) et que j'en meure (souvent, j'ai espéré cette délivrance) mais pas que d'autres personnes, surtout celles qui m'étaient chers, subissent  des conséquences.

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publié le 28 / 07 / 2018

Journée mondiale des réfugiés 2018

Un texte de : Gabrielle Roy

  

Square Cabot, Montréal, 20 juin

En cette journée mondiale des réfugiés où se sont donné rendez-vous rythmes de tam-tams, massages de main et jeux de marionnettes pour enfants, les activités de sensibilisation à la réalité des réfugiés étaient à l’honneur. C’est donc dans une ambiance festive que le public a été amené à mieux comprendre la réalité des réfugiés qui s’activent sur plusieurs fronts en même temps : ceux du processus d’intégration, de l’apprentissage d’une nouvelle langue, de la recherche d’un emploi sans oublier celui de trouver le moyen de faire le deuil d’une ancienne vie.

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publié le 27 / 06 / 2018

Narrative Therapy training session

Text by Véronique Harvey, MSc, MSW, psychotherapist for RIVO

Version française


Narrative Therapy: a Tool for the Reconstruction of the Self among Survivors of Organized Violence

Developing knowledge on Narrative Therapy continues at RIVO as we hosted a second training session on the topic. Narrative Therapy is a solution-oriented practice (Michael White and David Epston). It enhances a person's ability to mobilize by becoming aware of his/her own resilience.

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publié le 08 / 05 / 2018

Formation sur l’approche narrative

Texte de Véronique Harvey, Msc., T.s., et psychothérapeute pour le RIVO

English version

L’approche narrative au service des personnes en besoin de reconstruction

L’approfondissement des connaissances sur l'approche narrative se poursuit au RIVO! Une deuxième formation sur l’approche narrative a eu lieu. L’approche narrative fait partie des pratiques orientées vers les solutions (Michael White et David Epston). Elle se caractérise par le fait qu’elle met en valeur la capacité de la personne à se mobiliser en prenant conscience de ses propres résiliences.  

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publié le 07 / 05 / 2018

Between wartime memories and his quest for beauty, renowned fashion designer Andy Thê-Anh tells his story

Text: Andy Thê-Anh

Version française

I was 16 years old when I arrived from Vietnam to Sainte-Thérèse in 1981, with my grandparents, my two sisters, my uncle, my aunts, and cousins. We were ten.

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I landed in the middle of winter on a carpet of white snow, although the green fir trees were not foreign to me. My immediate integration into French high school was quite easy. In Vietnam, I learned French at primary school. I did not feel or experience discrimination. At the time, there was a wave of sympathy for refugees arriving in large numbers by boat from Asia, commonly known as "boat people". I was lucky! I arrived by plane! Our family was sponsored by one of my aunts who immigrated to Montreal in the 1970s.

I am from Saigon, from a bourgeois intellectual family. My grandmother was the cousin of the last Vietnamese emperor. I am the only boy in the family. I grew up during the war, protected and spoiled by my grandparents. They hid everything from me. It allowed me to be oblivious to what was happening outside, outside of my universe, of my self.

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publié le 15 / 03 / 2018

Entre souvenirs de guerre et quête de beauté, le réputé designer de mode Andy Thê-Anh se raconte

Texte: Andy Thê-Anh

English version

Je suis arrivé du Vietnam en 1981 à Sainte-Thérèse à l’âge de 16 ans avec mes grands-parents, mes deux sœurs, mon oncle et mes tantes et cousins. Nous étions dix. 

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Je suis arrivé en plein hiver avec un tapis de neige blanche, bien que les sapins verts ne m’étaient pas étrangers. Mon intégration presque immédiate à l'école secondaire en français s’est déroulée assez facilement. Au Vietnam, j’apprenais la langue française au primaire. Je n’ai pas ressenti ni vécu de discrimination. À l’époque, il y avait une vague de sympathie envers les réfugiés qui arrivaient en nombre important par bateau de l’Asie, communément appelé les « boat people ». Moi, j’ai eu de la chance! Je suis venu en avion! Notre famille a été parrainée par l’une de mes tantes immigrées à Montréal dans les années 70. 

Je suis originaire de Saïgon, d’une famille bourgeoise et intellectuelle. Ma grand-mère était la cousine du dernier empereur vietnamien. Je suis le seul garçon de la famille. J’ai grandi pendant la guerre, protégé et gâté par mes grands-parents. Ils me cachaient tout. Cela m’a permis d’être inconscient de ce qui se passait à l’extérieur, à l’extérieur de mon univers, de mon moi. 

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publié le 02 / 03 / 2018

La pièce manquante

Un texte de Noémie Trosseille, anthropologue

Pour la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, et dans le cadre de son travail de documenter les pratiques porteuses d’interventions réussies, Noémie Trosseille nous propose ce témoignage de Véronique Harvey, psychothérapeute au RIVO.

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Je suis assise devant toi et je me sens inadéquate, parce que tu as quelque chose que moi je n’ai pas, qu’on m’a volée.

Si dans certains pays d’origine, une femme excisée est une femme de valeur méritant une belle vie et un respect social, elle devient une victime dans notre société hôte qui, par son regard critique, crée inconsciemment un sentiment de  honte : la honte de l’incomplétude.

La première fois où elle a côtoyé l’excision, Véronique Harvey vivait à New York : en tant que travailleuse sociale et psychothérapeute, elle a occupé le poste de African Community Councellor au Sanctuary for Families, un organisme offrant des services gratuits pour les personnes victimes de violence familiale.

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publié le 02 / 02 / 2018

Interview with John Docherty, RIVO's Co-Founder and Coordinator

Text: Andrea Davidge
Artist, Teacher and Intern at RIVO

If you ask an ordinary bee what's the meaning of life, what's the point of life? The bee will say: it is to make honey of course. That's a legitimate answer. All of us have our honey-making thing we do: money, garden... For the individual bee it might mean making honey, but in the bigger scheme of things, the meaning of life for bees is the cross pollination that they allow for, without which the planet would just kind of wither and all the plants would perish and die and that would be the end of it.

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These are some of the words that John Docherty, RIVO's Co-Founder and Coordinator had to say while I interviewed him on his work at RIVO, which will be celebrating its 25th anniversary this year. 

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publié le 06 / 12 / 2017

Témoignage d’un réfugié égyptien: Comment le RIVO m’a aidé

English version will follow

Pour la Journée mondiale de la santé mentale 2017, un survivant égyptien a écrit et remis une lettre à sa psychologue du RIVO afin de la remercier.  Dans sa lettre, il témoigne de la façon avec laquelle elle l'a aidé à surmonter les traumatismes qu'il a vécu dans son pays d'origine. 

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Crédit photo : Sidahmed Tfeil

On World Mental Health Day 2017, an Egyptian survivor writes a letter to his RIVO psychologist as a way to thank her.  In his testimony, he describes how she helped him overcome the trauma he experienced in his country of origin. 

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publié le 06 / 10 / 2017

Temps humain…

fullsizeoutput_787.jpegAu mois de mai dernier, deux intervenants qui travaillent auprès des personnes immigrantes ont participé à une formation sur la Menace identitaire. La formation offerte par la Table de concertation au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) visait à sensibiliser les professionnels à cerner les processus de menace (blocage et atteinte à l'estime de soi) que la rencontre interculturelle peut provoquer lors de l’intervention en milieu ethnique. 

À la fin du processus, les deux intervenants, Charles et Rachel, ont écrit ce poème sur la rencontre avec l'autre 

 

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publié le 21 / 09 / 2017


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