L’origine du RIVO

Vers la fin des années 1980, les professionnels de la santé de Montréal et les intervenants de première ligne en matière d’immigration et services sociaux ont commencé à recevoir un nombre croissant de réfugiés torturés dans leur pays d’origine, notamment en raison de leurs convictions et motivations politiques. 

C’est à la suite d’une conférence organisée en 1990 à laquelle les représentants du Centre canadien des victimes de la torture de Toronto ont été invités, que la pertinence de la fondation d’un lieu d’échange, d’expériences, de formation et de discussion s’est révélée incontournable. Regroupant plus d’une centaine de travailleurs communautaires, de professionnels du réseau de  la santé, du milieu juridique et universitaire, cette conférence a donné lieu à la formation de comités d’experts multidisciplinaires et à de nouvelles collaborations, lesquelles ont éventuellement engendré la création du RIVO.

Deux médecins montréalais, Pierre Dongier et Cécile Rousseau ont été, parmi les collaborateurs, les forces motrices de la création du RIVO. Dès sa création, le RIVO s’est établi comme un réseau d’experts et d’intervenants auprès de personnes ayant vécu des traumas liés à la violence organisée. Au service des victimes, le RIVO intervient afin que les personnes affectées par ce type de violence ne soient pas laissées pour compte et reçoivent un accompagnement psychologique approprié à leur vécu. 

Le RIVO propose un modèle organisationnel souple, capable de répondre de manière adaptée aux besoins toujours changeants du milieu. Une grande partie des fonds du RIVO provient de particuliers, hommes et femmes généreux et généreuses, qui veulent un monde meilleur et voient le bien-être des réfugiés comme étant indispensable à celui de notre société.  

Officiellement reconnu au Québec en 1993, le RIVO est devenu une ressource incontournable pour les cas plus complexes de traumas liés à la violence organisée.

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