Pourquoi le RIVO?

Un texte de Ysabel Viau
Membre du CA de RIVO depuis printemps 2016

English version

En octobre dernier, j’ai rencontréVéronique Harvey, du RIVO, qui m’a vivement éveillée à la cause du RIVO. Elle m’a fait voir combien cette cause me préoccupait, même si mon profil ne s’y prêtait pas d’emblée. Conseillère en communications et en développement stratégique d’entreprise, je reflétais peu le profil du collaborateur type de l’organisme qui offre un soutien psychologique aux victimes de violence organisée. En revanche, je possédais un « vécu »dans la sphère, notamment après mon séjour au Timor Oriental, alors sous la tutelle onusienne. 

C’était en 2003 alors que l’ONU s’affairait à rebâtir ce minuscule pays au nord de l’Australie, là où une guerre civile avait fait rage pendant plus de 20 ans pour décimer le quart de la population. J’y accompagnais mon partenaire de l’époque, policier en mission, à titre de voyageur un brin clandestin. J’en ai profité pour m’immerger dans la culture et rencontrer des gens, locaux et expatriés, qui m’ont partagé différentes facettes des heurts vécus durant et après le conflit armé.

En rencontrant nombre de personnes pour discuter de tout et de rien, j’ai saisi la profondeur des blessures qui dépassaient les maisons en ruines encore omniprésentes 4 ans après le bombardement dévastateur de la capitale par l’armée indonésienne. J’ai vu et entendu les affres et les séquelles de la guerre, soit dans les lieux ou dans les yeux et le discours des survivants. J’ai surtout vu la résilience des femmes, des hommes et des enfants — après la guerre, plus de 50 % de la population était mineure — qui, devant une table rase imposée, se sont relevés avec courage pour rebâtir leur vie.

Partisane de la paix globale depuis toujours, j’ai été saisie par cette réalité qui a transformé ma vision des choses. Par une réalité qui m’a surtout redonné espoir en la race humaine qui se relève de tout, même des pires sévices infligés. Mais cela ne se fait pas sans difficulté. En endossant la cause du RIVO, j’espère surtout contribuer un tant soit peu à soutenir ces braves gens qui souffrent trop souvent dans l’ombre. Ces gens qui, s’ils se réfugient en des contrées plus clémentes, emportent avec eux des souvenirs indicibles, souvent incompréhensibles par ceux qui n’ont jamais vécu de tels conflits. 

Au Canada, la violence organisée d’envergure ne fait pas partie de notre ADN. Il s’avère difficile d’imaginer ce que peuvent souffrir ceux et celles qui l’on vécut. Mais l’on peut offrir notre soutien et notre empathie, notamment par l’entremise d’organisation

Ysabel Viau

 


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